Ceci n’est pas un statut pour me plaindre que je travaille pendant les vacances de noël

Jeudi 22 décembre, il est passé 21h, mon chum regarde le match des Canadiens et moi, je boss à la maison. En fait, je fais du dé-rushage d’entrevues pour mon projet de cartographie webdocumentaire…pis j’aime ça. Ceci n’est donc pas un statut pour me plaindre que je travaille pendant les vacances de noël, loin de là. En fait, je ne compte pas prendre de « vacances » durant le temps des fêtes et ça me rend heureuse.

J’ai fait le choix du travail autonome il y a quelques mois après qu’on m’ait offert un contrat de rêve sans les attaches institutionnelles classiques, telle que la gestion de mon temps à titre d’employée. Depuis, je me suis lancée à fond dans des projets de recherche et de documentaires qui me font vibrer (Amplifier Gamelin et Le carnet d’une ethnographe) à toute heure de la journée. (Je vous invite d’ailleurs à lire mon billet L’ethno vibe.)

Je n’ai plus envie – en fait, je n’en ai jamais eu envie #bornrebel – de travailler comme on l’entend aujourd’hui chez les nord-américains. Le 9 à 5, cinq jours semaines, week-end du samedi-dimanche, trois semaines de « vacances payées » par année, ce n’est pas pour moi. Mon temps, je veux le gérer comme bon me semble, selon mes objectifs et les opportunités qui se présentent. Ces dernières se présentent parfois sous forme de rencontre de réseautage impromptue dans un party entre ami.e.s, d’un gros soleil qui m’invite à aller faire une balade de vélo ou une nuit d’insomnie créative qui me tire du lit pour aller écrire un article sur le coeur comme outil de recherche ethnographique. À 33 ans, je suis devenue assez professionnellement mature pour gérer mon agenda. Le processus intellectuel et créatif de la recherche ne peut se vivre, selon moi, à l’intérieur du cadre de travail «ouvrier».

Il m’apparaît humainement absurde que quelqu’un me dicte à quelle heure manger, à quel moment de la journée prendre une pause ainsi qu’à quel temps de l’année je peux me « libérer » du travail rémunéré pour être en mode « vacances ».

Pas parce que je suis une personne oisive, loin de là. J’ai un tempérament parfois obsessionnel lorsque je suis animée par un projet. Mais parce que je ne vis pas ma vie de façon compartimentée entre la maison, le travail, les ami.e.s, la famille et les vacances. Idéalement, tout s’imbrique et fait de moi ce que je suis.

On peut définir le travail de différentes façons. J’aime bien l’idée simple selon laquelle le travail est un effort soutenu pour obtenir un résultat. Afin d’être heureuse dans mon boulot, il faut que j’ai le sentiment d’accomplir quelque chose et que mon esprit soit stimulé, créatif et alerte. Pour paraphraser F.Nietzshe:

« Chasser l’ennui à tout prix est vulgaire, comme de travailler sans plaisir. »

Bref, comme j’ai présentement énormément de plaisir à travailler, je n’ai pas besoin de vacances. Cependant, ça ne m’empêche pas d’apprécier les joies féeriques de noël autour d’une tourtière en famille!

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